02 février, 2025

l'rat d'la côte.

 


 J'étais dans une crique dès potron minet a ramassé des déjections plastique. Le jour est à peine levé sur mon menhir préféré. C'est une occupation qui me prend pas mal de temps à marée basse après les tempêtes. Trois furies d'Aura en trois jours, mais comme il ne pleut plus, je m'aère sainement en descendant le bord de mer avec un bâton qui me fait office de troisième jambe et mon sac Niké-A.
 
 

Je fais moitié déchets plastique, moitié bois flottant. Hier il y avait trop de plastiques, j'ai dû faire deux voyages jusqu’au bac à marée. Mais ce matin, plus de bois que de bouteilles d’eau minérales et autres cochoncetés. Avec le zeph qu’il y eu elles se sont envolées dans les grandes herbes le long de la route. Un joli saut de dix mètres en vertical. En retournant vers le fameux bac j’en ai déniché six planquées. Ce qui les dénoncent ? Juste le fameux ‘Kroak’ flasque sous mes croquenots.

Un vieux monsieur, enfin plus âgé que moi, je veux dire dans les quatre fois vingt et des brouettes, s'est arrêté sur le sentier des douaniers planté sur sa canne pour papoter sur la submersion du plastok. Il aimait bien ce glanage côtier avant.  Mais la, il ne peut plus, descendre les rochers est coton à son âge. Il m’a remercié chaleureusement, ça m'a paru étrange cette rencontre si matinale.
Puis il a repris sa promenade avec son labrador presque aussi vieux que lui. En remontant illico ou presque avec mon sac sur l'épaule, il avait disparu de l'horizon, lui et son cleps.

Faire le rat de la côte, me prend une bonne heure. Mais laisser les criques nickel est un vrai plaisir et je suis accroc au vent du large.

Tout travail méritant salaire, je suis payé en bois de toutes essences. Du petit bois pour l'année prochaine, si le grand krik me croque pas. Et des morceaux pour bricoler, voire fabriquer des chasses fantôme. On est jamais assez armé contre les ectoplasmes et autres farfadets du périmètre.

Dans mes fortunes de mer, hier il y avait un casque jaune, genre casque de chantier. Comme il y avait aussi une grosse et longue  corde de six pouces d’amarrage verte, j’ai monté au milieu du conteneur à déchets un tronc avec deux bras tordus élancés vers le ciel, habillé avec la corde et le couvre-chef rempli de bouts colorées au sommet. Un bel épouvantail, empereur des chasses marées. Obnubilé par mon second voyage et aussi, on se refait pas, pour avoir papoté grignotage du rivage cinq minutes avec une de ces aficionados de marche nordique aux yeux comme le ciel  et aux cheveux d’un argent flamboyant dans ce soleil d’hiver, j’ai oublié de vous prendre en photo le bonhomme. Je suis repassé ce matin, mais un autre rat de la côte, un vil fainéant, avait chipé le casque et la corde

Voilà première note de ce vilain mois de Février ou je vais faire le dos rond, croiser les doigts et jeter le sel en rab de ma popote par dessus mon épaule, 😝 gauche ça va de soi.

@+






24 janvier, 2025

Je tombe en sucre


 Je tombe en sucre, comme disait ma regrettée daronne. Je minaude pour un rien.

Il pleut des cordes, ce qui est un peu normal à cette époque de l'année.
Mais du coup le sirop d’la rue m’a laché. Je me suis fait un nouvel ami, mon poêle et un autre pour couronner mon autarcie, le congel.

C'était l’immense avantage du canis lupus, le sortir qu’il vente ou qu’il neige.
C’est, hélas, bien fini.
La, cette catin d’Aergie m’a pris le mou, et je sors plus de ma caverne. Forcément je cuisine plus, je vais donc prendre quelques kilos, ma gourmandise ayant dépassé ma soif, qui est pourtant légendaire.

Ce calfeutrage ne ralentit pas mes occupations, entre jouer la vestale, préparer le repas,  faire un peu de logiciel photo,  bricoler deux trois trucs inutiles, comme des nichoirs à mésanges,  la journée défile vitesse petit V. Et je vous parle pas de lire un peu,  ce fameux  ‘mort à crédit’, pécho dans la boîte à livre, en format livre de poche de 1966 avec une police ridiculement minuscule. Livre sur lequel je planche laborieusement avec mes binocles depuis plusieurs semaines page après page avant de plonger dans le noir. La sieste, ou le sommeil.

Comme un archéologue des mots. J’en suis même à recoller la couverture jaune froissée, cornée et qui barre en sucettes, avec les étiquettes de la même couleur d'amas-zone que je conserve sur un morceau de plexi sous mon bloc papier . 

Je suis un collectionneur d'étiquettes de logistique. Avouez que ce n'est pas banal. Mais ça m'évite de chercher le dérouleur de scotch quand j’en ai besoin.
Ce con à sa vie propre et n’est jamais où on l’avait posé la dernière fois.

D'où l’utilité de ces post-it collants aux termes nébuleux ‘B 24.6b driver AID 345’. Comme un code secret certainement pour ne pas louper ma boîte aux lettres ou pourtant, immanquablement, ils finissent leur chemin.

Quand je sors jusqu'à cette fameuse grottinette, je veux dire cette petite caverne à prospectus taillée dans le pilier de la porte du jardin,  ce fameux lien avec le monde extérieur, j’en profite, coiffé de mon ridicule  bonnet et couvert de ma veste canadienne à carreaux rouges,  toute aussi naze,  pour aller faire un peu de petit bois et rentrer un set de bûches. Le bosco dit que je ressemble de plus en plus à un charclo.

#CPAFO

C'est mon bol d'O2 journalier quand le fond de l’air est frais. La tempête de ce vendredi est pompon, celle de lundi s’annonce tordue aussi.

Sur Bluesky elles sont déjà là. Le nombre de nouveaux venus intéressés par mes bons points, je veux dire mes images toutes schmoutes, est impressionnant. Comme si un alien moche s'était gratté le fondement aux states, niquant son jouet X.

Sinon , ce matin en sifflant mon kawa, en cette semaine du lundi bleu,  la première chose que je me suis dis en regardant mes piafs grailler  en nombre sur leur balançoire :
T’es quand même encore pêchu pour une vieille brêle, tu crois que la fête va durer encore longtemps ?

Cela m’a rempli instantanément de bonne humeur pour la journée. Mais ce n’est pas une raison pour laisser mes clefs sur la porte, en cas d’interruption de programme, le bosco ne pourra plus rentrer en sortant du taf.
En causant piaf n’oubliez pas le comptage de la LPO ce weekend.

Voilà, on va finir janvier, mais je suis pas pressé d'être au mois suivant vu comment déjà  ce janvier ‘stinks’ pour jaspiner rosbeef.

En plus je radote, mais je hais février.

21 janvier, 2025

Basque trip


Je ne vais pas vous saouler à chaque note avec ces personnages qui surgissent dans ma mémoire. je vais faire un onglet portrait, ça va m’occuper sainement.
Cet hiver est en force, il pleut, il ne fait pas chaud et le ciel est bien bas.
J’en profite pour scanner les vieilles photos du grand tonton. le dos collé au poêle. Je me suis dit, scanner ses souvenirs si bien rangés, c’est un peu les prolonger.
Ce René était un voyageur pour l'époque, je vous ai déjà emmené sur la côte d'azur dans les années cinquante
Un autre petit clin d'œil aujourd’hui. 
Il a fait comme moi un basque trip, mais lui en trente trois, donc juste avant la guerre d'Espagne. Ma préférée, le Casino, est en tête de gondole. Je kiffe la tire. Pour un ex morveux de Montmartre, ça s'affiche un peu, si vous voulez mon ressenti..
Il y a aussi celui de San Sébastian de vide poches à la rien ne vas plus.


Le loulou semblait joueur, vu que j’ai déniché aussi celui de Biarritz.  Point positif, la place pour se garer à l'époque.




Un p'tit tour par la plage  de cette ville, tient, ou ça n’a pas été quand même beaucoup chamboulé depuis. Juste les tentes, tout juste remplacées par des longboards. 



Puisque je citais saint Jean au début, Le port est super.



Allez et un saut à la Bidassoa



Et une p'tite marche jusqu’en haut de la Rhune



Un peu de soleil d'Aout 1933 en plein marasme de janvier. 


Une dernière vue de la baie de San Sebastian. et hop @+





Comme les photos sont via Wikimedia Commons je crédite l'auteur René Baron, CC BY-SA 4.0 .




15 janvier, 2025

Georges

Faut que j'écrive, bien que ma ligne de vie est en rythme plus plat tu meurs.
Trouver un sujet, m'est venu en sortant chercher des patates dans la remise avec mon tablier de popote. Arrivé là, je n'ai pas de sac pour les ramener. Me revient le geste de l’aïeule, ma chère Lucie. J’attrape les deux coins du tablier ce qui forme un sac improvisé, ou mon kilo de patates et d’oignons prélevés rejoint sans encombre la maison.
Comment j’ai basculé de Mère grand à Georges, c'est la chute de cette note.

J’avais déjà évoqué ici un Georges, le flamboyant prince de Biarritz, à qui je pense chaque fin de mois. Ou presque.  Mais là il s’agit d’un autre géant, des Flandres plus particulièrement. Après l’invasion des poules dans notre vie, le mousse, jamais avare de nouveauté, décida d'acquérir un lapin. Elle trouva sur Blanc-Mesnil un éleveur particulier qui revendait sous le manteau, surement en peau de lapin, des rongeurs. Nous voilà donc le long du RERB de si mauvais présage, ou nous faisons l’acquisition moyennant vingt euros de Georges comme elle le prénomma de suite.

Ce machin bien que tout jeune faisait déjà dans les soixante centimètres . Un géant des Flandres qui s’habitua parfaitement dans notre bout de pelouse. Évidemment il fallait le loger. Les cages à lapin de Louis étant remplies de petits bois et petites, nous décidons donc, après une réunion familiale bien plus rapide et efficace qu'une déclaration de politique générale, de lui affecter l’ancienne cabane des filles, en enlevant les carreaux, aussitôt remplacés par du grillage à poule.
Un petit coup de scie sauteuse sur la porte qui s’ouvre alors en deux parties. une vraie écurie.
Mieux ,un palace .

Georges est ravi. Il passe la, deux années de bonheurs, avec moult sorties à s'étendre de tout son long au soleil sur le gazon. Il avoisine le mètre une fois étendu.
La cohabitation avec le chien est zen. Les Georges sont princiers, il ignore royalement le barclé.
Une vie de pacha avec carottes et choux en veux tu en voilà, à bignoler par sa fenêtre.
Niveau entretien, bien moins chiant que les poules. Ce bunny est propre et fait toujours dans une bassine remplie de paille. Étonnant non ?



Mais voilà un matin c'est le drame.
Le mousse me chope avec sa tête des mauvais jours

  • Il a dû avoir peur d’une fouine et sa patte arrière semble cassée. Il doit souffrir !

La véto fait la moue. Il faut l'opérer, mais elle ne fait pas ça. Il faut prendre rendez-vous avec un CHIR. Ça coûte des sous. Elle lui file du tramadol. Le lapinou déjà pas nerveux va être grave foncedé. En rentrant, grande discussion avec le mousse qui a un caractère entier, comme sa mère. smiley.

  • Je paye avec mes économies !
  • Ok on va voir avec l'école des vétos alors. Au moins qu'il forme les jeunes.

A l’origine de cette note, là tout autant déterminée, Lucie, qui avait traversé quatorze et quarante cinq  et qui avait une méthode radicale pour les lapins défaillants .
Elle sortait un gourdin court accroché par une ficelle à un clou de la grange et attrapait le gaillard par les deux pattes de derrière .

La d’un seul coup sec derrière la tête, elle l’envoyait ad patrès. Ensuite elle coinçait les deux pattes dans le nœud de la corde du gourdin et suspendait le tout au clou de la porte du poulailler.
Les poules connaissaient le rituel et s’approchaient de la porte dans un amas et un brouhaha digne des soldes.
Au pied de la porte, Il y avait au sol une gamelle en alu de troufion.

Grand-mère sortait de son fameux tablier le petit couteau pointu à tout faire. Elle énucleait l’oeil, ploc, et le sang giclait dans la gamelle avec les derniers soubresauts du bestiau.

Je devais avoir dans les huit ans, peut-être moins. Mais j’en perdais pas une miette.

Ensuite elle incisait les pattes arrière sur cinq centimètres d’un geste sec et précis.
Elle prenait ensuite appui et ‘deshabillait’ jeannot.
Le moment le plus technique. elle passait sa fourrure par-dessus la tête, puis incisait sur les côtés .
La fourrure de lapin renversée, recouverte d’un film de peau encore transparent, finissait tendue sur une branche de noisetier en fourche en forme de V.
Il y en avait un stock aligné sous la grange au-dessus du foin tout au fond. Avec évidemment, plein de grosses mouches les premiers jours. Le marchand de peaux ne passait que tous les mois. Enfin si je me souviens bien.

Ensuite un dernier coup rapide de lame, de bas en haut pour éviscérer. Elle gardait le foie et les rognons, le reste tombait avec force ploc dans le récipient alu. Ce signal déclenchait l'hystérie chez les poules.

Le lapin sacrifié pendait rougeoyant avant de vite être déposé dans le plat en terre cuite.
Le repas du dimanche était prêt .
Elle s’essuyait les mains de chaque côté du tablier, c'est donc héréditaire. Ensuite elle jetait la gamelle sur le sol aux poules ce qui provoquait l'hallali de la basse cour. Plus rapace, ça n’existe pas.

Mais revenons à Georges.

Je l'emmène donc à l'école véto. Il prend le B ou personne ne tique sur ce monstre de sept kilos aux oreilles de vingt centimètres. Je suis sur que si Elon Musk prenait le B aucun quidam ne le remarquerait. C'est un train fantôme, rempli de tous les aliens de la galaxie.
A l'école on me fait signer des papiers, on me rappelle le prix, bien moins cher que chez le véto, mais un bras et un rein tout de même.
Notre Georges va être équipé d’une prothèse en titane
Et wesh. La classe. Bon on me rappelle pour me donner des nouvelles.
Le lendemain soir les nouvelles sont bonnes. L'opération s'est bien passée , Georges se repose. On le garde en observation.
Le jour suivant, il y a quelques complications , on ne peut pas venir le chercher de suite. Il s’est affaibli.Deux nuit plus tard vers trois heures trente je suis tiré du lit par un appel

  • Allo p'tit louis ?
  • Oui
  • Georges est décédé . Nous sommes désolés. On a tout tenté. Suit une longue énumération de termes médicaux que les aficionados de la série urgence maîtrisent, mais pas bibi à trois plombes.
  • Ok merci , vous pouvez récupérer la plaque en titane pour un autre ?
  • Ce n’est pas possible, c'est à usage unique.
  • Ha.
  • Que comptez- vous faire pour les obsèques ? vous voulez le récupérer ? Sinon nous avons la crémation à plusieurs ou unique ?
  • Hum, non  rien de spécial, bonne nuit.
Voilà, j'espère que, ou elle est, Lucie me pardonnera. On est quand même toujours un peu faible quand il s’agit de nos enfants, non ?

Même le plus vil des pirates.


10 janvier, 2025

De scylla en charybde

 
Je suis encore monté d’un cran. Je vais bientôt plus toucher terre. La solitude et le silence ont cela de bon, vous recentrer.

Depuis ce matin, j'apprécie des choses insignifiantes. La baston des pinsons pour deux graines, un nuage qui laisse un trou de ciel bleu. 

Sûr, je décroche.
J’ai pas mal popoté, un nouveau passe temps plein d’avenir. Comme on est dans les eaux de l’épiphanie, j’ai même fais une galette.

En l’absence de fève dans le périmètre, j’ai mis un haricot blanc. Le bosco n’en mange pas et comme j’ai un fond de paquet, j’ai bien la, cinq générations de fèves .Le toga était plutôt réussi, la pâte d’amande avait un délicieux goût de rhum. Je n’ai pas été le roi, ce qui me va plutôt bien, je perds suffisamment la tête.

En parlant de ça, hier j'ai retiré une livraison de chaussures pour la princesse au locker.
C'est fou cette passion pour les pompes de la gent féminine. Un mystère pour bibi et ses deux paires de grolles.
Elle ne s’y rend pas. Elle n’aime pas le dialogue avec les machines.
J'arrive donc devant l’armoire à l'extérieur du super U. Je scanne le QR code .
Dal que.
Je tape donc les deux codes à quatre chiffres. Au troisième chiffre cela saute à la seconde case. Plusieurs essais.
Dal que.
Évidemment il pleut des hallebardes et le vent la ramène en plus
Je me dirige d’un bon pas, voire d’un pas de l’oie, pour être à la mode, vers la caisse centrale du magasin..

Il est treize heures. L’heure de la graille. Pas l’ombre d’une âme. Je retourne au locker, comme un de ces homard qui garde son calme, mais insiste, pour y rentrer dans le casier.
L'histoire du troisième chiffre me turlupine.  Je relis le mail .
Hum.
Je me suis trompé de consigne internet. Sûr que le scan ne pouvait fonctionner. Ce n'est pas mondial machin, mais colisiposte.  Me voila en route pour un autre supermarché. Là, des jolis cases jaunes, no souci je rentre enfin avec ma jolie boîte.
Donc la fuite d’attention se confirme. Déjà que je radote, voilà qu’en plus je yoyote. De scylla en charybde ,pour rester verlan.

Remarquez avec le monde comme il va, ça risque pas de se voir de trop.


bon vikende les gens.

07 janvier, 2025

Ze last of Charlie

 
Je sais, j'avais dit je memet en retrait,  MAIS !

Hier en sortant acheter mon canard,  je suis tombé sur le numéro spécial de Charlie .

Un geste pour l’anniversaire, je le prend.

La réaction du vendeur du magasin de presse m’a amusé. Son regard s'est perdu dans le vide, comme si je devenais transparent. Un sentiment étrange, comme quand j'achetais des capotes à la pharmacie étant jeune. je l'ai senti géné le jeune homme.
Cela m’a amusé.

Je l’ai feuilleté rapidement. Et puis je suis tombé sur ce dessin en pleine page. Du coup je vous le mets en tête de gondole. 

Charlie sonne toujours juste.


Dix ans. Je me rends plus bien compte comment le temps file. Dans mon blogroll, j’ai trouvé le texte du capitaine très bien , il sonne juste aussi.
Je me rappelle de la manif, à l'époque je faisais encore des photos. tiens le 07 janvier 2015 en soirée



Rien n’est jamais acquis quand il s’agit de Liberté, disait hier dans la lucarne l’avocat de Charlie.


Même si les vieux rabougris dans mon genre n’ont pas mis d’eau dans leur pinard, beaucoup de jeunes délayent et tournent mille fois leur mots avant d’en parler. 

Ils sont Charlie MAIS !

Il n’y a pas de mais quand on cause liberté.



J’ai souvent l’impression d'être le dernier Charlie dans ma cambrousse. C’est l’avantage des anniversaires de trom. Je me sens moins seul avec tout ce battage médiatique.




05 janvier, 2025

vœux & bilan


Bon
.
Je manque un peu d'inspiration.

Déjà, bien qu'étant un affreux croulant de pirate, je veux dire pour être concret, sans foi, ni loi, je peux quand même vous souhaiter à tous, vi, j’ai bien dit tous, une bonne année 2025.
Bonheurs est mon mot pour vous cette année. J’ai passé l'âge de prôner la réussite, et pour la santé restons superstitieux.

L’avantage de présenter vos vœux dans un blog, c’est que vous oubliez personne.

Vous évitez aussi la bise. Je crains ce contact répandu. N’avez vous pas remarqué ? Maintenant souvent même les keums se font d’la lèche. Un genre d’accolade mafieuse , avec une bise.

Sans déconner.

D’abord je suis bien barbu désormais. Faut bien viser.
Comme si les poignées de main franche et secouées n'étaient plus d'actualité.
Adieu ceux qui voulant montrer leurs heures de salles tentaient de t'écraser les doigts, voire te démonter l'épaule par un rapide balayage à gauche.

Non désormais, de l'accolade molle avec une baveuse du même lot. Sûrement pour qu’on tente de déceler la marque d’after shave ou de  fumpar de MARQUE dont ces ramollis se pomponnent.
Dans le meilleur des cas.

Je croyais que cette tiktoquerie ne resterait que dans la génération Z, mais voilà pas que mes vieux potes de dos argentés, sûrement contaminés par leurs petits enfants, ne rentrent dans cette cosa nostra de Bisounours.

Bon.

J'arrête de râler. Faut pas débuter l’exercice en étant ronchon, c'est mauvais pour la puissance de mes sorts.

Sinon.

C'est aussi la période des bilans de blogs, je vais pomper sur les collègues.
Cette année a été fastueuse en notes, un peu grâce au challenge IWAK d’octobre.

Je crois qu’il n’y a qu'en 2011 où j'ai publié autant. Je suis plutôt taiseux en ‘guénérale’.
Voilà donc la première note de l'année .

Je réca-pépette, encore une fois.

Beaucoup de bonheur pour cette année où on aura la chance de ne pas avoir de jeux olympiques, ni de cathédrale inaugurée.

Et en bonus un ours béarnais grabataire comme premier ministre.

Une année de fête du slip du grand nawak.

Allez !

@+