Je vais essayer d’aborder le thème du jour sans céder à la panique de la page blanche.
Le manque d’idées me terrifie, je reste là devant l'écran noir dans le vide intersidéral.
J'aurai pu prendre la météo, et le retrait du trait de côte comme la photo en tête de gondole. Trop géneral comme panique .
Dans mon job, j’ai souvent paniqué, mais toujours à tort.
J’étais un vrai pro, mais le fait de ne pas avoir prévu une option, me mettait le cerveau à l’envers.
Heureusement, ils ont inventé l’IA pour me remplacer.
Heureusement aussi, j’ai appris plein de trucs chez mes potos des seventies, le contrôle de la respiration, la méthode Coué et tutti quanti.
Maintenant je suis bien trop usé pour paniquer.
Quand on panique c’est que la peur attaque votre cervelle.
Déjà la mienne est bien trop occupée à chercher les mots qu'elle oublie, pour se soucier d’émotions.
Je dis ça mais cette semaine, j’ai, l’espace d’un instant, mais d’un instant seulement, comme chantait Brel, paniqué.
Le bosco etant barrée quelques temps, en stage à conneuil les bains ou un bled qui m’a pas frappé, me voilà seul avec la miss Molly.
On se tape des sorties allongées n’ayant pas d’heure de repas imposé.
En plus , ils ont ratiboisé de grandes bandes de fougères dans la lande créant ainsi des chemins plus faciles pour les chasseurs.
Bon courage pour débusquer les chevreuils, l'autre matin en voiture j’en ai vu un qui , paniqué par les phares a fait demi-tour dans le taillis inextricable, un peu comme le mème de Simpson.
C'était à la sortie du village, a peine passé la dernière maison.
Pas besoin de courir la pampa.
A yé je m’égare, moi aussi.
Donc on fait nos six bornes, molly galope dans le chaume de Fougères. Moi je savoure ma playlist. J’ai téléchargé de nouveaux morceaux Toitube.
Ce qui est bien avec ce linux, c’est que t’a toujours un geek qui a paniqué avant toi sur les nouveaux contrôles opérés par la firme pour éviter le 'download' comme disent les rosbeefs.
Je suis obligé de télécharger, c'est un peu une zone blanche pas d'amazone de la musique, ni de Spotifaille.
Et avec dix giga de MP3, pas de panique je peux me perdre un moment.
Apres une bonne heure on revient un peu usé à la casbah.
Molly est asséchée et va boire l’eau des piafs.
Poche gauche. Pas de clefs
Poche droite . Pas de clefs.
Stress.
Derrière ? Non plus.
Mince j’ai perdu les clefs.
Légère panique. Tout seul. Pas de double.
En bon pirate j’ai bien une solution violente de secours pas vraiment orthodoxe, mais bon il y a d'autres clefs sur le trousseau.
Panique.
Je rattache la miss et nous voilà partis en sens inverse.
Si les clefs sont tombées dans le chemin, il est possible qu’un passant les ai ramassées.
Si c'est dans les chaumes c’est plus tranquille, mais vais je me rappeler quel chemin de chaumes ?
Il se ressemblent tous.
Panique.
Bon . J’abrège, ma panique s’éternise la.
Finalement au bout de trois bornes au milieu d’un chemin de Fougères je vois le fil bleu du tour de cou de mes clefs.
On est rentrés tranquillement et, chat échaudé craint l’eau froide, je suis passé faire un double de mes clefs que j'ai planqué dehors, je vous dit pas où.
Histoire de ne pas paniquer de nouveau.
@ demain

