Je suis envahi d’une paresse bloguesque phénoménale.
En quinze jours pas un sujet pour me pousser à l'azerty.
Je pense que l'étrange vœu de silence ou je me suis enfermé me coupe même l'envie d'écrire.
Souvent le bosco me reprend
- Quel silence !
Mais cela ne me rend guère plus volubile.
Je regarde la pluie par la baie vitrée, voire le soleil sur les feuilles du merisier ou un joli monsieur merle se tape la cloche, fruit rouge et robe noire.
C’est très classieux, cela ferait une belle photo
Je reste là, flottant dans le vide.
On peut même pas dire perdu dans mes pensées.
J’ai lu ailleurs ce ‘RIEN' qui m’a rassuré, je ne suis donc pas le seul dans cet état ces derniers temps.
Bon j'ai une nouvelle quand même, je me suis séparé d’Instagram.
Sa chronophagie maladive m’a rappelé ma vie dilapidée dans twitter il y a déjà quelques années.
La, c'etait le rachat de X par le martien Brun qui m’avait fait fuir.
Pour Insta c’est l’algorithme un peu neuneu. je m'en tape d'apprendre à bricoler à mon âge, encore plus de faire des noeud à la con avec des bouts de corde et tout ce DIY pour afficionados de quincaillerie LIDL.
C'est comme le côté cancan carrément bignole de Facebook que j’ai lâché il y a dix ans, avant l'arrivée des complotistes.
Me reste whatsapp pour quelques messages avec mes enfants ou mes potos de primaire, devenus des dos argentés râleurs et radoteurs.
Comme bibi.
Thread, tik tok et mastodon sont passés aussi assez rapidement en leurs temps à la trappe.
Comme mes pc sous windows et leurs lenteurs énervante. Je rend grâce à Torvalds chaque fois que j'allume ma tour. Je trouve bien aussi qu'il fasse bosser l'IA pour cerner son code. Les développeurs comme les secrétaires d'hier ont du mourron à se faire coté taf.
Bref, j’ai vraiment l’impression de vivre en dehors du monde.
C’est reposant. quelque part
Me reste la photo du jour sous bluesky, comme le bip d’un satellite.
Ce que je suis apparemment un peu devenu à courir en boucle la lande en apesanteur avec mes Asics.
Voilà une note de juin au forceps.
Un petit bip dans le ternet.
Bip... Bip ...


